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Les ateliers d'écriture : origines. « Un lieu où chacun part à la rencontre de sa propre écriture, où le texte se travaille, où chacun(e) devient son propre lecteur » Elisabeth Bing – Fondatrice des ateliers d’écriture L'expression atelier d'écriture désigne généralement une technique d'incitation active d'entraînement à l'écriture visant à stimuler la créativité des participants au moyen de thèmes et de contraintes proposés par l'animateur aux membres du groupe. Après la rédaction, les participants lisent leur production et en discutent. Comme souvent dans l'histoire des idées on ne peut de façon certaine attribuer à une seule personne l'origine d'une invention qui participe souvent d'un mouvement d'idées. En ce qui concerne les ateliers d'écriture on peut rappeler plusieurs points d'émergence de cette technique qui est maintenant largement diffusée. Aux États-Unis
La technique des ateliers d'écriture est ancienne aux États-Unis. Elle constitue même un des points d'opposition culturelle entre ce pays et l'Europe -notamment la France- où les écrivains ont, jusqu'à ces dernières années, toujours soutenu que l'on n'apprenait pas à écrire. Aux États-Unis, où le pragmatisme est de règle, on trouve dans tous les départements de littérature des ateliers d'écriture qui sont animés par des écrivains reconnus.
| En France Il y a au moins quatre lieux d'émergence de cette technique d'incitation à la créativité : Célestin Freinet a mis au point dès 1935 une technique de pédagogie active dite Pédagogie Freinet fondée sur la mobilisation des élèves avec, entre autres, l'écriture de textes à partir d'un thème. Les élèves lisaient leurs textes à haute voix et les meilleurs étaient imprimés puis échangés entre les écoles qui participaient au mouvement Freinet. Dans les premiers temps les élèves utilisaient une presse qui nécessitait une composition avec les caractères en plomb de l'imprimerie .
Le mouvement littéraire l'OULIPO créé par Raymond Queneau et François Le Lionnais en 1960 qui était un mouvement spécifiquement littéraire qui fonctionne sur le principe de contraintes imposées dont certaines parfois très complexes. Un exemple célèbre est le texte de Georges Perec intitulé La Disparition (1969) qui se présente comme un roman et dont le vrai sujet est l'absence (ou disparition) de la lettre la plus fréquente de la langue française, la lettre e, ce qui représente un exercice de virtuosité remarquable. Élisabeth Bing qui en 1969 a également commencé à travailler avec des enfants en difficulté scolaire et psychique à Dieulefit dans la Drôme. Elle a surmonté les problèmes qu'elle rencontrait avec eux en mettant au point sa technique d'incitation à l'écriture thématique. Elle a raconté son expérience dans un livre Et je nageai jusqu'à la page. Très vite elle a engagé son travail avec des adultes concernés par le désir d'écrire, et elle est reconnue en France comme l'initiatrice de cette démarche. L'atelier d'écriture tel qu'elle en a théorisé les éléments dans différents colloques et articles (Colloque de Cerisy, 1983), se situe radicalement du côté de la création littéraire. Le travail d'invention et de théorisation est aujourd'hui poursuivi par Emmanuel Bing, dans ses écrits et séminaires. Avec Tous les mots sont adultes, de François Bon paru en 2005 aux éditions Fayard, en 2005 et le Nouveau Magasin d'écriture de Hubert Haddad, paru en janvier 2006, on rentre de plain-pied dans l'espace littéraire, car ces auteurs sont tout à la fois des romanciers expérimentés et des pionniers des ateliers d'écriture.
(Extraits d’un article de Wikipédia) |
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